Les usines à chiots : metttre fin à cet enfer

Les usines à chiots : metttre fin à cet enfer

Le commerce illégal d’animaux est la troisième activité criminelle la plus lucrative d’Europe. Ce commerce consiste à importer des chiots issus d’élevages intensifs situés en Europe de l’Est. Dans ces exploitations, le bien-être des animaux est complètement oublié. Les femelles sont traitées comme des machines à reproduire. Les chiots ne sont pas correctement élevés et sont retirés trop tôt à leur mère. Ils ne sont pas toujours sevrés et sont parfois même consanguins. On les transporte jusqu’en Belgique dans des conditions déplorables. Le plus souvent, ces animaux sont malades et finissent par mourir peu de temps après avoir été achetés.

En Belgique aussi

La Belgique dispose, elle aussi, de ces usines. À Blaton, par exemple, l’élevage canin Happy Dogs a beaucoup fait parler de lui. L’association de défense des animaux GAIA a, en effet, reçu énormément de plaintes concernant cette exploitation. Les chiots qu’elle commercialisait présentaient des symptômes de maladies. Suite à ces plaintes, GAIA a lancé une pétition visant à fermer l’infrastructure. Ladite pétition a reçu 55 000 signatures et le Collège communal de Bernissart avait remis un avis négatif.

La Ministre du Bien-Être animal, Céline Tellier s’est positionnée en faveur de l’interdiction de ces pratiques. « Les animaux sont des êtres sensibles et ne sont en aucun cas des jouets », a-t-elle déclaré en commission. Les usines à chiots en Belgique devront donc fermer leurs portes.

Des mesures doivent être prises

L’Union wallonne de la protection animale réclame que l’importation massive des chiens issus d’autres élevages, en particulier des pays de l’Est, doit être interdite !

Elle demande aussi à ce qu’on diminue la limitation de la fréquence des mises bas des femelles reproductrices à une par an. Un âge minimum pour la mise des femelles à la reproduction doit également être imposé. Le tout en limitant à un maximum de 20 % le nombre d’animaux issus d’autres élevages pouvant être commercialisés.

Une réponse décevante

Lors de la commission sur le bien-être animal, je m’attendais à ce que Madame Tellier apporte plus de précisions quant à ces propositions. Face à un problème aussi grave que celui des usines à chiots, il est important de savoir dans quelle direction nous nous dirigeons. La Ministre n’a pu que m’affirmer que son cabinet avait analysé ce projet de texte. Ils ont déjà réalisé certains arbitrages qu’ils devront intégrer. Quant aux concertations qui feront suite à l’adaptation du texte, elles auront lieu bientôt, d’après la Ministre. Face à cette réponse décevante, j’interpellerai à nouveau la Ministre sur le sujet en espérant obtenir une réelle perspective des mesures que nous allons prendre pour éradiquer ces exploitations animales.

 

Mathias Delfosse

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