Catégorie dans Questions parlementaires

Décolonisation: l’heure est au débat

Le débat sur les statues de Léopold II à Bruxelles et ailleurs se poursuit. Il se doit d’être étendu à tous les thèmes liés au passé colonial de la Belgique. Une contextualisation réfléchie de ces événements, de leurs conséquences – et des traces encore visibles dans l’espace public – doit se transcrire tant à l’école qu’au niveau des organismes d’éducation permanente.

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Et pourquoi pas un coach pour changer ses habitudes de mobilité ?

A l’heure des « rues cyclables », zones 30 et aménagements divers, j’interrogeais récemment le ministre Philippe Henry, en charge du climat, de l’énergie et de la mobilité, sur les initiatives prises en faveur des modes de transport alternatifs, entre le domicile et le lieu de travail. Citons notamment un projet de « coaching mobilité », né en Brabant wallon.

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Décrochage scolaire: pas de refus de réinscription à la rentrée 2020!

Je présentais et déposais, hier au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, une proposition de décret particulièrement important pour de nombreux jeunes. Il vise l’interdiction du « refus de réinscription » d’élèves dans l’enseignement obligatoire. Ce refus de réinscription, chaque année, concerne 1500 élèves. Des jeunes que l’on perd littéralement en chemin, et qui se retrouvent alors en décrochage scolaire. En cette période déjà très compliquée pour les étudiants et professeurs, il était nécessaire de prendre des mesures pour éviter plus de drames. Vous trouverez ci-dessous le résumé de cette proposition de décret.

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Le genre, l’origine sociale et ethnique jouent un rôle dans la réorientation scolaire: comment agir?

On parle beaucoup de racisme et de discriminations, et l’actualité nous prouve jour après jour la gravité de ces réalités. Discrimination à l’embauche, au logement, racisme ordinaire, sexisme, les exemples sont légion. Mais quand est-ce que ça commence, tout ça? La Fondation Roi Baudouin a mené une étude sur le sujet. J’ai abordé les résultats de cette étude lors de la dernière Commission éducation de juin, et ai interrogé la Ministre Caroline Désir à ce sujet.

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Centres PMS, acteurs essentiels auprès des jeunes et des familles, plus que jamais disponibles!

J’ai interrogé récemment la ministre Caroline Désir quant au rôle des centres PMS dans le confinement et le déconfinement. Les centres PMS, indispensables pour de nombreux jeunes, publiaient récemment une carte blanche pour rappeler qu’ils sont plus que jamais présents, utiles et disponibles pour les enfants, ados et parents, durant cette crise. Vous trouverez ici l’essentiel de l’échange à ce sujet.

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Chine | Prélèvement forcé d’organes sur des prisonniers d’opinion : inacceptable !

J’ai pris la parole au Sénat en ce jour pour défendre la position du groupe socialiste quant à la proposition de résolution visant à condamner la pratique continue du prélèvement forcé d’organes en République populaire de Chine sur des prisonniers d’opinion, en particulier sur des pratiquants du Falun Gong et des Ouïghours. Une proposition de résolution que nous soutenons bien évidemment.

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Développement d’un event risk model pour la reprise des événements : une bonne idée?

J’interrogeais récemment la Ministre De Bue, en charge notamment du tourisme, quant au développement, déjà évoqué en Flandre, d’un « Event risk model », une plateforme qui permettrait aux organisateurs d’événements et opérateurs touristiques d’évaluer si leur événement est, ou non, sûr, et ainsi offrir des perspectives à un secteur qui souffre encore largement des conséquences de la crise. Voici ici l’essentiel de l’échange.

« La ministre flamande du Tourisme a développé un outil de relance intitulé  « event risk model » pour un redémarrage sûr des activités. L’outil devrait permettre aux professionnels d’organiser à nouveau des événements et des rassemblements en toute sécurité. L’objectif est de faire en sorte que les organisateurs et les autorités locales puissent estimer au mieux si les événements peuvent se produire et à quelles conditions. Avez-vous été concertée pour ce projet permettant la relance de ce type d’activités ? Que pensez-vous de cet instrument lancé en Flandre ? Pour quand pouvons-nous avoir une idée claire des événements qui pourront avoir lieu ou pas ? Quel est l’avis du groupe d’experts ? De quelle validation l’instrument a-t-il encore besoin pour pouvoir être lancé ? Qui participera à la gestion de ce modèle ? »

Il est intéressant de rappeler que la crise actuelle occasionne une perte de 54 % du chiffre d’affaires du secteur en 2020 par rapport à 2019. Les organisateurs d’événements estiment la perte à 1,3 milliard d’euros tandis que les fournisseurs du secteur de l’événementiel s’attendent à perdre plus de 3,6 milliards d’euros, sans compter les 200 000 artistes, dont on parle beaucoup en ce moment, qui perdent leur travail sans avoir de fonds d’aide spécifique. Cet event risk model peut participer également à un mouvement positif de soutien aux secteurs touchés.

Voici en substance les explications données par la Ministre: « L’event risk model est un outil développé par l’Université d’Anvers en collaboration avec Toerisme Vlaanderen. Il vise à cartographier objectivement le risque de sécurité d’un événement et à définir, au regard de ce résultat : un nombre maximum autorisé de visiteurs ; une recommandation de sécurité visant à optimiser le nombre de visiteurs ; un code de conduite déterminant l’ensemble des mesures de sécurité et les directives qui peuvent et/ou doivent être prises pour chaque événement. »

Ce modèle fonctionne comme suit : l’opérateur répond à une série de questions; sur base de ses réponses, une cotation est attribuée à l’événement, cotation qui doit ensuite être comparée à une échelle à trois paliers qui permet d’autoriser ou non les événements. Par exemple, les événements autorisés devront avoir un score supérieur à 80 %, les événements à améliorer seront entre 50 et 80 % et ceux qui seront refusés auront un score inférieur à 50 %. L’objectif de la Flandre est qu’il soit un outil de prévision pour l’organisation d’événements grand public. « À ce stade, mon avis est nuancé », poursuit la Ministre, notamment en regard des points d’attention suivants :

– cette échelle est définie sur base d’une situation à un instant t de la crise sanitaire ;

– si la situation sanitaire change, la cotation affectée à chaque palier doit être adaptée ;

« L’outil permet donc de savoir, à situation sanitaire et à autorisations identiques de la part du Conseil national de sécurité, s’il est possible d’organiser ou non un événement. Par contre, cet outil ne permet pas, en l’état, de prévoir et d’autoriser l’organisation d’un événement plusieurs semaines avant la date fixée pour celui-ci. Or, nous savons que tout événement nécessite une préparation préalable parfois longue. Il s’agit néanmoins d’un bel outil prometteur pour estimer les risques liés à un événement particulier. Celui-ci peut constituer un élément complémentaire supplémentaire dans la gestion de la crise. »

En ce qui concerne les validations et utilisation de cet outil, la Ministre De Bue nous a confirmé être en contact avec son homologue flamande, tandis que le groupe d’experts se penche sur le projet. Toute mise à jour sera communiquée, et si l’outil était validé, il serait mis à disposition des professionnels.

Il s’agit selon moi d’un outil intéressant, bien qu’il ne soit pas forcément la panacée. Cet outil a pour mérite de donner au moins des éléments objectifs dans les normes de sécurité et dans la possibilité d’organisation d’événements. Il est vrai que cela pose question quant à la planification. Il faut que la situation sanitaire et les restrictions soient inchangées entre l’évaluation et la date de mise en oeuvre.  Mais le secteur souffre. Et en ce moment, ce dont il souffre surtout, c’est du manque d’horizon, de l’incapacité à se projeter. Certains événements demandent des délais de préparation parfois très longs, et font pour certains partie de l’identité des communes et des régions. Les organisateurs et la population sont inquiets.

Zones frontalières, confinement et déconfinement

Le 25 mai, premier Conseil communal à Mouscron en présentiel depuis le début de la crise. Nous reviendrons dans les prochains jours sur quelques points qui ont animé ce très long conseil, mais il m’a semblé bon de refaire le point sur la motion que j’ai déposée en faveur d’une prise en compte des situations particulières de nos régions frontalières, dans le processus de confinement et déconfinement qui nous occupe actuellement. Cette motion, votée à l’unanimité à Mouscron, permettra d’interpeller les autorités supérieures sur notre réalité très spécifique. Le texte, rédigé avec mes collègues les députés Philippe Courard et Eddy Fontaine, a été adressé à l’ensemble des communes frontalières wallonnes. Car à Mouscron comme ailleurs, de frontière, il n’y en a plus depuis longtemps, et chacun-e a construit sa vie à cheval sur les deux pays, que ce soit au niveau de l’emploi, de la vie quotidienne, de la famille ou des relations. La fermeture ou l’ouverture d’une frontière dans nos régions ne constitue pas un enjeu touristique ou de loisirs, mais bien une entrave au cours normal de l’existence. A l’heure du déconfinement progressif, il faut en tenir compte. 

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